L’épilation à la lampe flash ou lumière pulsée permet d’éliminer les poils de manière durable. C’est un procédé d’épilation définitive. Son application permet d’obtenir une brûlure directement au niveau de la racine du poil.
Son utilisation nécessite cependant une bonne technicité, car les risques de brûlure de la peau restent possibles. À quel professionnel confier cette tâche ?
Cadre juridique précis
La réglementation concernant l’utilisation de la lampe flash repose sur l’application de deux arrêtés :
- L’article 2 du 6 janvier 1962 qui précise que « tout mode d’épilation, sauf les épilations à la pince ou à la cire […] ne peu[t] être pratiqu[é] que par les docteurs en médecine, conformément à l’article L. 372 (1°) du Code de la santé publique ».
- L’arrêté ministériel du 30 janvier 2008 reprenant celui de 1974 qui précise que l’usage médical de lasers doit être pratiqué par un médecin ou sous la responsabilité de ce dernier.
Réglementation pour le praticien
Toute épilation définitive faite de façon autonome par un non-médecin, c’est-à-dire une personne non titulaire du diplôme de docteur en médecine, qu’elle soit à la lampe flash ou au laser, constitue un délit d’exercice illégal de la médecine sous peine d’amende et de prison.
Médecin
La restriction de l’usage des lampes flash aux praticiens diplômés a été saluée par les dermatologues.
Non-médecin
Dans les instituts dédiés à la beauté :
- de nombreuses esthéticiennes pratiquent l’épilation à la lampe flash ;
- elles ont été formées à l’utilisation du matériel et revendiquent la reconnaissance de leur droit à pratiquer cette technique.
Mais sans la surveillance assidue d’un médecin, les professionnels pratiquent cette épilation de façon illégale.